LA PRIÈRE DU VENDREDI

Mis à jour : févr. 3


C’est une obligation pour tout homme libre qui n’est pas en voyage ou qui n’est atteint d’aucune maladie grave de nature à l’empêcher de se rendre à la grande Mosquée ; ou encore qui n’habite pas à plus de 5,500 km de la mosquée. Tout homme frappé par cette obligation et qui ne la respecte pas, sans raison valable, est un impie, il est passible d’une correction, il n’est pas digne foi. S’il ne s’en repent pas jusqu’à sa mort, il sera précipité dans les flammes de l’enfer.

Précaution à prendre :

• Attendre que l’heure s’approche •se purifier le corps sinon faire ses ablutions •prendre soin de ses cheveux et poils •porter des habits blancs et propres si possible et aller prier à l’intérieur de la mosquée •ne pas contenter de suivre l’Imam de chez soi ou à distance •au moment d’entrer dans la mosquée, mettre le pied droit devant et dire ce qui suit

Bismil lâhi allahouma iftahlî abwâba rahmatika allahouma inniya abdouka wa zâhirouka wa halâ kouli mazourine akhoune wa anta khaïrou mazourine fa as alouka allahouma ann tounkhzanî minan nâri wa ann toudhilanîl djannata bikhaïri hisâbine.

Sortir par le pied gauche et dire ce qui suit :

« Bismil lâhi allahouma iftahlî abwâba fadlika allahouma soubba haleyal khaïra sabbane walâ tanzih hannî sâliha mâ ahtaytanî abadane walâ tadj hale douhâ hî raddane walâ tadj hale mahichati kadd ane wala tadj halnî li khaïrika abdane wadj halî ya rabbi fil ardi djaddane ».

•Une fois a l’intérieur de la Grande Mosquée, exécuter deux rakkas pour la saluer si l’Imam n’apparaît pas encore; mais la présence de l’Imam, on ne peut faire que la prière obligatoire. Lorsqu’au moment où l’Imam apparaît l’on est en train de prier, on ne s’interrompt pas, on continue sa prière. •Si au premier appel à la prière, on se trouve à l’intérieur de la mosquée, il est blâmable d’exécuter une prière traditionnelle. •Si par contre au moment de ce premier appel, on n’est pas encore arrivée ou qu’on au milieu de l’appel, on pourra faire autant de rakkas traditionnelles qu’on en désire, aussi longtemps que l’Imam n’est pas arrivé. •A l’apparition de l’Imam, on ne doit plus parler, on doit l’observer et écouter ce qu’il va dire. Si on n’arrive pas à l’entendre, on se tait et on l’observe. Si l’on éternue, on peut dire : «Alhamdoulilahi rabil hâlamîna » à voix basse de manière à ne se faire entendre de personne. Si un autre éternue, ne lui dis rien. •Pendant que l’Imam prononce son sermon,toute qui parle verra sa prière frapper de nullité. •Toute prière effectuée à l’extérieur de la mosquée est nulle à moins que cette dernière soit remplie. L’on pourra a lors se mettre au même niveau que les rangs et prier dans la cour de la mosquée ou dans les rues. •Il est préférable de prier dans les premiers rangs. Si cela n’est pas possible, on essaye de le faire dans les rangs qui suivent, ainsi jusqu’à épuisement des rangs.

La prière du vendredi

Quiconque se trouve dans une localité où il y a une grande mosquée et qui doit aller à la prière du vendredi, n’a pas le droit de voyager le jour du vendredi sauf s’il le fait avant l’aube ; il n’a plus le droit d’en sortir avant d’avoir participé à la prière du vendredi à moins qu’il n’existe une mosquée dans la localité à laquelle il doit se rendre ou sur le chemin qui le mène à cette localité, il pourra alors prier dans cette éventuelle grande mosquée.Celui qui n’est pas frappé par l’obligation de se rendre à la grande mosquée doit (c’est méritoire) attendre qu’on ait fini de prier à la grande mosquée avant d’effectuer sa prière de l’après-midi (zohr) là où il se trouve. Pour l’enfant en état de purification qui ne soit pas enclin aux jeux il est méritoire d’aller à la prière du vendredi. Pour l’esclave auquel son maître n’a pas confié du travail qui l’empêche de se rendre à la mosquée, il est méritoire d’y aller pour prier. Pour la femme qui est vieille, laide, voutée, portant des vêtements laids, il est méritoire d’aller prier à la mosquée. Une telle femme peut participer à la prière sur un mort comme elle peut aller à la prière à l’occasion des fêtes religieuses (hiit) ; tout cela à condition qu’elle soit vieille et très laide au point de laisser tout homme indifférent. En outre, elle ne devra pas pendre de parfum, elle devra se mettre derrière les hommes et couvrir toutes les parties de son corps à l’exception du visage et des paumes des mains. En dehors de ces cas là, se rendre à la mosquée ou au cimetière ou à tout autre rassemblement d’hommes est blâmable chez la femme. Toute femme qui transgresse cette prescription ne récoltera que des actes blâmables enregistrés par l’Ange depuis le moment où elle sort de sa chambre jusqu’à son retour. En outre, tous les anges qu’elle rencontre, le sol sur lequel elle marche, le ciel qui l’abrite ainsi que les étoiles et tout ce qu’elle trouve sur son passage, sont impatients de la voir punie et la maudissent : « que Dieu l’éloigne de ses grâces », que Dieu nous en garde. Celui qui dit ce qui suit après la prière du vendredi avant de quitter le lieu de prière :

« soubhana lahi wabi hamdihi, soubhana lahil azîmi astakh firoulahal azima leuzi lahilaha ilahouwal ayal khayou ma wa a toubou illeyhi » 100 fois, se verra pardonner cent mille péchés et pour ses parents 24.000 péchés. De même celui qui récite après la prière du vendredi, avant de déplier ses jambes, « fatiha + khoul houwa lahou + khoul ahonzou birabil falakhi + khoul ahonzou birabin nassi » 7 fois sera protégé de tous les maux jusqu’au vendredi suivant.

Celui qui récite ses invocations après chaque prière de vendredi ou après celle du matin, Dieu lui permettra de payer ses dettes et le préservera de la pauvreté : « Allahouma ya khaniyou ya hamidou, ya moub diou ya mouhidou mahsiyatika wahakh nini bi fadlik a hamane si wâka » 70 fois

De même la récitation de la sourate « kafi » le vendredi te met en rapport direct avec la Kaaba et purifie ton cœur jusqu’au vendredi suivant. Celui qui dit « Astakhfiroulaha leuzi lahilaha ila houwal hayal khayouma wa at toubou ileyhi » trois fois avant la prière du matin de vendredi (sobh) se verra pardonner tous ses péchés. Si l’on rejoint l’Imam au cours d’une prière avant qu’il ne se redresse des génuflexions, la rakka est acceptée.Mais si l’on arrive après les génuflexions, la rakka n’est pas comptabilisée. Si l’Imam est en avance et qu’on a comptabilisé deux rakkas, on doit dire « Allahou Akbar » en se levant. Mais si on a comptabilisé qu’une ou trois rakkas, on ne dit pas en se levant « allahou akbar ». Si l’on a participé pour moins d’une rakka on doit dire « allahou akbar ». Si au moment où l’on arrive, l’Imam entame la dernière rakka de la prière, on prononce la « takbir al liram » la formule d’entée en prière tout en continuant à marcher. Si l’Imam se baisse pour les génuflexions, on en fait de même sans s’arrêter jusqu’au rang (de prière) pour suivre l’Imam. Après le « salam », il s’acquitte des rakkas effectuées avant son arrivée. S’il ne s’agit pas de la dernière rakka, on doit continuer à marcher jusqu’au rang de prière, on prononce la formule d’entrée en prière, on prie derrière l’Imam jusqu’à la fin. Après le « salam » de l’Imam, on s’acquitte des rakkas effectuées avant, s’il y en a. Toute rakka au roukou (génuflexions) duquel on n’a pas pris part ne compte pas. C’est pourquoi il est recommandé de prononcer la formule d’entée, le « takbir al ihram » si on arrive au moment de la dernière rakka de l’Imam et qu’on craint qu’il se baisse avant qu’on atteigne les rangs de prière. Chaque fois qu’on trouve l’Imam en position de génuflexions, on prononce le « takbir al ihram » (formule d’entrée) et on se met dans la même position que l’Imam tout en continuant sa marche vers les rangs de prière comme indiquer ci-dessus. Si l’Imam se redresse alors qu’on n’a pas atteint les rangs, on arrête la marche à ce moment précis pour terminer la rakka avec lui (l’Imam). S’il ne s’agit pas de la dernière rakka et que l’Imam se redresse pour entamer une autre rakka, on pourra continuer à marcher jusqu’au rang et ensuite terminer sa prière. Mais il n’est pas permis de se lever d’une génuflexion et ensuite de reprendre sa marche vers les rangs de prière.

COMMENT S’ACQUITTER DES RAKKAS EFFECTUÉES AVANT NOTRE ARRIVÉE

On s’acquitte des rakkas effectuées avant notre arrivée de la même façon que l’Imam les a effectuées ; s’il les a effectuées en prononçant les sourates à voix haute ou à voix basse, on fait de même. Si on arrive au moment où l’Imam se redresse de la génuflexion de la dernière rakka, cette prière là nous n’y avons pas participé mais cela ne nous doit pas nous empêcher de suivre le reste de la prière jusqu’au « salam » (salut final) alors on se relève et on prononce « takbir al ihram » (la formule d’entée en prière ; on fait la prière comme il se doit. Mais si l’Imam prosterne pour réparer une omission ou on rajoute « khabla » ou « bakhda », on ne doit pas le suivre si on n’a pas effectué avec lui au moins une rakka. Si on a effectué avec lui une rakka on le suit. S’il s’agit de rajout « bakhda », on s’acquitte d’abord des rakkas dues jusqu’au salam avant de se prosterner pour effectuer la dite réparation.

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