LE DIVORCE

Mis à jour : févr. 3



Consiste à rompre les liens du mariage.Il est préférable qu’il soit prononcé à un moment où la femme est en état de pureté, à un moment ou on n’a pas eu de rapports avec elle, il vaut mieux le prononcer une seule fois (au lieu de 3 fois) sans la fermer volonté d’en finir. C’est cela le divorce traditionnel (sunna). Si on procède ainsi, il sera possible de revenir sur le divorce sans avoir besoin de renouveler l’acte de mariage et ce avant la fin de la période de retraite légale (idda). Si par contre la période de retraite légale est épuisée, on doit renouer le mariage après avoir versé une autre dot.

Si l’on prononce 3 fois le divorce ou une seule fois avec la ferme volonté d’en finir, alors, le divorce est consommé. Dans ce cas, même après la retraite légale on ne pourra pas remarier la femme avant qu’elle n’ait divorcée d’avec un autre homme. Ce mariage intermédiaire ne devra pas être aménagé pour permettre après le divorce aux premiers époux de se remarier (barsawdié). Tout le monde devra être convaincu qu’il n’y a pas eu de tricherie, que ce second mariage et le divorce qui s’en est suivi procèdent de la volonté divine. On ne peut pas divorcer une femme en période de menstrues. La charia oblige celui qui le fait à aller la chercher. Il ne pourra la répudier à nouveau que lorsqu’elle sera en état de pureté, qu’ils auront eu des rapports, que la femme se trouve à nouveau en périodes menstruelles et qu’elle en soit purifiée. Il lui sera alors loisible de renoncer au divorce.

La retraite légale

S’il s’agit d’une femme libre qui a perdu son mari (viduité) la période de retraite légale dure quatre (4) mois et dix (10) jours. Si elle n’est pas une femme libre (il s’agit alors d’une esclave) la période de retraite légale dure 2 mois et 5 jours, c'est-à-dire la moitié. S’il s’agit d’une femme libre qu’on a divorcée, elle doit observer la retraite légale de la manière suivante : elle doit rester pendant 3 périodes de pureté (à commencer par celle à laquelle a lieu le divorce) consécutives à ses cycles menstruels. La retraite légale prendra fin à l’issue de la 3 ème période de pureté dès qu’elle entra dans la période menstruelle qui suit cette dernière. S’il ne s’agit pas d’une femme libre, elle restera pendant 2 périodes de pureté. Pour une divorcée qui n’a pas encore atteint l’âge où commencent ses cycles menstruels ou pour celle qui a atteint la ménopause, la période de retraite légale dure 3 mois. Pour une femme en état de grossesse, la période de retraite légale prend fin dès qu’elle accouche. Un homme qui a quatre femmes et qui en répudie une mais pas de manière irréversible, ne pourra épouser une autre femme que lorsque la période de retraite légale de la divorcée est épuisée. Il existe 3 (trois) cas de divorce 1) Le divorce à titre provisoire (fayeli) 2)Le divorce à tire expiatoire 3)Le divorce irréversible

Le divorce à titre provisoire (fayeli)

C’est le divorce qui n’est pas prononcé 3 (trois) fois et qui n’a pas été l’objet d’une demande de la part de la femme, le mari peut reprendre sa femme sans avoir besoin de renouveler le mariage si toutefois la période de retraite légale n’est pas épuisée. Si par contre cette période expire, le divorce est consommé. Il ne peut être réparé que par un autre acte de mariage et le versement d’une autre dot.

Le divorce à tire expiatoire

Le divorce demandé est celui exigé par la femme, que cette dernière ait ou non donné de l’argent. Le divorce légal (charia) est aussi expiatoire. C’est lorsque le mari a un comportement anormal vis-à-vis de sa femme au point que le divorce s’impose au vu de la charia. N’est pas considéré par ce cas lorsque le divorce intervient à la suite d’un serment ou si le mari n’a pas de quoi nourrir sa femme. Dans ces cas si celui qui avait juré sur l’honneur accepte de faire marche arrière, alors que la période de retraite légale n’est pas épuisée, la femme peut revenir chez elle. Ainsi si le mari arrive à obtenir de quoi nourrir sa femme toujours pendant la période de retraite légale, cette dernière peut retourner chez elle.

Le divorce irréversible

C’est quand le divorce est prononcé 3 fois ou une seule fois avec la ferme intention d’en finir. Ce divorce ne peut être réparé. Le mari ne pourra reprendre cette femme que lorsque cette femme aura épuisé la durée de sa retraite légale, qu’elle aura contracté un autre mariage, qu’elle aura rompu celui-ci ; et qu’elle aura épuisé la retraite légale consécutive à la rupture du dernier mariage. Toutefois ce dernier mariage ne doit pas être contracté par un tiers en vue de permettre le retour de la femme avec son premier mari. La commercial est à cet effet banni. femme quant à elle peut se remarier dans ce but précis ; tout comme le premier mari peut faire des démarches dans ce sens. C’est le second mari qui ne doit pas tremper dans cette combine. Il est interdit à deux hommes de rivaliser chez une même femme. Il est tout aussi interdit de courtiser une femme pendant sa retraite légale. Si le mariage a lieu pendant cette période, ce ménage sera frappé d’inceste à jamais. Une femme en période de retraite légale ne doit pas aller loin de chez elle encore moins passer la nuit ailleurs que chez elle. S’il s’agit de la période de viduité tous ces interdits frappent la femme qui en plus ne doit en aucune manière porter des bijoux ou de beaux habits ; elle ne doit pas non plus se parfumer ; elle peut cependant entretenir ses cheveux au moyen d’une pommade non parfumée, cela pour en empêcher la chute. Une femme que son mari abandonne délibérément sans aucune raison, mais par simple refus de l’entretenir, cette femme peut aller consulter son père ou son représentant afin d’obtenir le divorce : ce divorce sera irréversible. Si le mari revient et veut reprendre sa femme, il pourra l’épouser à nouveau s’il ne la trouve pas mariée à un autre homme et ce avec le consentement de la femme, mais on ne devra pas l’obliger à le faire. Une femme dont le mari a disparu sans laisser de traces, une femme dont on sait que le mari se trouve dans une localité déterminée mais n’en revient pas et n’envoie rien à sa femme faute de moyen ou par empêchement, une femme dont on ne sait si le mari est en vie ou non, chacune de ces femmes doit attendre le retour de son mari pendant une durée de 4 ans à condition que la femme se trouve dans un pays musulman, que le mari lui ait laissé de quoi nourrir (en nature ou en espèce) et que la femme soit sûre de pouvoir lui rester fidèle. Si la femme ne se trouve pas dans un pays musulman, elle attendra aussi longtemps qu’elle le croira en vie. Toutefois l’attente ne s’impose que si le mari a laissé à la femme suffisamment de nourriture, une maison où habiter et que la femme soit sûre de pouvoir lui rester fidèle. Si la femme n’est pas sûre de pouvoir lui rester fidèle, et que le mari ne lui a pas laissé de quoi se nourrir, et se vêtir et un logement, elle pourra recouvrer la liberté aux yeux de la charia dès qu’elle ne se sentira plus en mesure d’attendre. commercial est à cet effet banni. Si le mari meurt à l’insu de sa femme, la période de viduité commence dès que la femme apprend le décès du mari, elle n’observera que le reste de la durée légale (en tenant compte de la date réelle du décès). Si au moment où la femme apprend le décès, la durée légale de la viduité est épuisée elle en sera dispensée. Certes le divorce n’est pas interdit en soi mais il ne doit être prononcé qu’en cas de nécessité absolue ; il ne doit pas être prononcé sous l’emprise de la colère ni par légèreté. Savoir supporter est un moyen entre autres qui nous permet d’éviter de tels travers et de s’abstenir de regarder intensément l’autre sexe. Celui qui ne le fait pas est toujours exposé à des difficultés. D’ailleurs Allah le Tout Puissant a recommandé cette pratique à l’homme et à la femme dans le Saint Coran. Il (Dieu) connaît le genre humain mieux que quiconque. Il est plus attentif à notre sort, donc nous devons nous efforcer au respect de cette recommandation à tout moment. Que le Tout Puissant nous assiste dans l’observation de cette recommandation et nous réserve une fin heureuse. « A miine »

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